Chroniques d'un type bienhttp://www.chroniquesduntypebien.net/2007-01-28T03:12:51Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngReflexions, constatations, écrits, petite prose, n'importe quoi... telle est ma vie.
Chaque jour je m'interroge et je constate des choses. Quelles me touchent ou m'enervent j'en parle. Les chroniques d'un lillois que tout le monde qualifie de type bien.http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19493080.htmlLille au trésor2008-05-14T18:30:19Z2008-05-12T13:53:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html
Depuis quelques jours, tout a un air de vacances. Le temps se prêtant au jeu, je passe le plus clair de mon temps dehors, les pieds nus dans
l’herbe verte. Assis dans un jardin ou en terrasse – toujours accompagné – je continu inlassablement de scruter le monde qui m’entoure pour y découvrir quelqu’un ou quelque chose qui retiendra
mon attention et (ou) supplantera tout le reste.
Profitant d’un jour de congé habillement placé, je passe ces heures de soleil et de liberté en compagnie d’un cercle très particulier, mes frères. Avec eux, je reprends la mesure du monde et des
valeurs. Les savoir là, à mes cotés, me donne le courage et l’envie de larguer les amarres pour aller naviguer en haute mer, en solitaire. J’ai confiance en leur parole. Et je sait qu’à mon port
d’attache il y aura toujours des gens qui m’aimeront et m’apprécieront non pas pour ce que je fais, mais pour qui je suis. Je pourrais me contenter de cela pour le reste de mes jours je pense.
Mais l’existence offre trop de possibilités et d’opportunités qu’il serait dommage de ne limiter son existence qu’à son port d’attache.
Aussi j’ouvre mes perspectives, je navigue en eaux troubles et sans carte. Repoussant toujours plus loin le moment du retour. Samedi soir, une nouvelle île se profile à l’horizon. Un piquenique
semi-improvisé suivit d’une soirée de découvertes musicales plus tard je prends la mesure des choses. J’ai passé ces quelques heures avec des personnes dont j’ignorais tout ou presque il y a
encore quelques mois. Grisant comme sensation. Pour eux aussi je suis dès lors une nouvelle île. Je suis moi-même un territoire à explorer. Vierge de tout préjugé ou expérience commune.
Mais pourquoi quitter le havre de confort et de quiétude de notre port d’attache? Qu’est-ce qui nous pousse à partir à la découverte d’autres mondes et d’autres personnes?
Le désir de liberté sans doute. L’homme libre ne se lassera jamais de regarder l’océan. Ainsi parlait Victor Hugo. Pendant ce temps je regarde les fleurs s’épanouir sous mes yeux, et en cette
heure c’est encore de fleurs dont il est question. Mais ces fleurs là s’écoutent. Ce piquenique au jardin m’a donné la chance de voir une nouvelle pousse fleurir. Etrange coïncidence, Le fleurs
que j’écoute me viennent du bourgeon de la fleur que j’ai vu s’ouvrir dans le jardin du crépuscule et dont je connais désormais le nom.
Etrange comme le cycle des saisons se ressemble toujours.
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19412467.htmlIl paraît que j'ai le coeur sur la main2008-05-09T08:50:08Z2008-05-09T08:46:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/55/41/34/prises-de-vie/coeur-dans-la-main.jpg" />
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19321877.htmlA vos impros, prêts ?2008-05-05T22:55:13Z2008-05-05T22:44:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html
Il est des choses étranges en ce monde.
C'est souvent à des moments innoportunts que ces révélations apparaissent.
Comment d'une chose aussi évidente on peut en arriver à des questionnements si complexes ? Ce n'est pas le choix de la facilité qui nous guide.
Ce sont nos instincts mélés à notre psyché qui font de nous ce que nous sommes.
Ecrivez la suite, je la publie...
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19298484.htmlChapitre treize - « Nous allons établir un acte provisoire en attendant de recevoir les originaux. Je dois vous poser quelques questions »2008-05-05T07:30:37Z2008-05-05T07:27:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html
Je suis prêt à parier qu’il va me
redemander encore la même chose.
Quand j’entrais dans l’appartement, Abigail m’attendait.
Assise dans le petit fauteuil vert prés de la fenêtre elle regardait dehors le fleuve qui passait devant chez nous. Chez nous. Cela allait peut-être prendre une signification plus précise d’ici
peu. Je lui souris en allant déposer mon sac dans la cuisine puis je revins au salon quelques instant après avec deux tasses de thé et quelques biscuits que je venais d’acheter. Je m’assis dans
le canapé, ne sachant toujours pas par où commencer. Je choisis une approche détournée et amenais la conversation sur la journée passée chez sa mère, avec sa famille. Je lui disais à quel point
j’avais trouvé son frère sympathique et sa mère accueillante et gentille. Je ne tarissais pas de compliments à leur égard – je gagnais du temps en fait – et elle s’en rendit compte. Elle me coupa
dans ma lancée en me disant tout de go que son frère lui avait dit que j’envisageais de rester vivre ici. Elle avait dit ça avec un sourire remplit d’espoir. Je lui répondis simplement que
c’était effectivement ce que j’avais dis à Brian. Je pris la précaution de ne pas mettre trop d’enthousiasme dans ma réponse pour bien lui montrer que cela me causait néanmoins du soucis et me
mettait face à de nombreuses questions. J’argumentais ensuite. Reprenant quasiment mot pour mot ce qu’Amandine m’avait dit. Je lui expliquais que c’était une lourde décision à prendre, que cela
impliquerait pas mal de choses et des procédures sans doute assez complexe et qu’il se pourrait que je doive même retourner en France un temps pour régler tout ça.
Elle m’écouta avec attention et toujours en souriant.
Etrangement la perspective de me voir repartir pour un temps ne la dérangeait pas outre mesure. Surtout, ajouta-t-elle que en tant que français, et grâce à la « Old Alliance » je
n’aurais aucun mal à obtenir un titre de séjour permanent dans le pays – il me suffisait pour cela de trouver un emploi où d’avoir un lieu de résidence fixe – et que mon retour sur le continent
ne serait que formalité le temps de boucler mes bagages et de me débarrasser du restes. Je me souviens ne pas avoir aimé le fait qu’elle ait employé cette expression là. J’eu tout de suite en
tête l’image des gens que je connaissais et non pas des choses que je possédais. Ainsi ça impliquait pour elle que je dise adieu à tout le monde, ou au moins un au revoir qui en aurait l’arrière
goût. Néanmoins elle semblait tellement heureuse que je ne relevais pas la phrase. Je me contentais pour la suite de la conversation de lui montrer que m’installer ici avec elle impliquerait un
peu plus que de simple formalité. Ne serait-ce que de part mon travail, je devais respecter un préavis d’au moins un mois. J’ajoutais aussi divers éléments pour refreiner un peu son enthousiasme
tel que les impôts qui songeraient sans doute à une fuite fiscale et que je devrais les convaincre du contraire. Je finis enfin mon argumentaire en assénant un dernier coup. J’avouais que c’était
pour moi la première fois que j’envisageais de vivre avec quelqu’un et que j’avais par conséquent besoin d’être sur avant de prendre une décision définitive. J’espérais secrètement qu’elle
comprenait mon trouble.
Son sourire s’atténua un peu au fur et à mesure que
j’exposais mes arguments mais il ne disparu pas. Abigail était une femme intelligente et savait très bien que je pouvais éprouver des doutes quand à notre avenir. Après tout, deux mois auparavant
nous ne savions rien l’un de l’autre. Elle ne me poussa pas plus loin dans mes retranchements mais promis de m’aider à faire les démarches nécessaires en temps et en heures et me lança dans la
foulée le journal du jour en me disant de commencer à regarder les offres d’emploi. Je l’attrapais au vol et me mis à rire. Un rire un peu forcé je l’avoue. J’eu à nouveau la sensation d’être
pris au piège mais je chassais rapidement cette idée de mon esprit. Je n’étais pas piégé, j’avais peur de l’inconnu et du bouleversement dans ma vie que pouvait provoquer mon installation ici.
Aussi de bonne grâce j’ouvrais le journal à la rubrique des petites annonces et commençais à éplucher les offres qui y étaient proposé. Très rapidement Abigail vint me rejoindre sur le canapé et
se blottit contre moi. Une demi-heure plus tard je n’avais rien vu qui correspondant de prés ou de loin à mes compétences, mais je ne perdais pas espoir. J’envoyais valser le journal sur la table
basse. Je dis à Abigail que dès le lundi suivant j’irais de mon propre chef en ville voir ce qu’il pouvait y avoir comme travail pour une sentinelle expatriée.
Nous finîmes la journée enlacés dans le canapé à imaginer
ce que pourrait être notre vie future. Petit à petit je prenais conscience que je ne subissais pas cette pression, je me l’imposais. Je lâchais prise et devenais acteur de mon avenir et je
commençais à imaginer très sérieusement la signification de mot comme « mariage » ou même « enfant ». Bien sur je gardais pour moi ces réflexions. J’avais
déjà franchit un cap de plus ce jour-là. J’envisageais sérieusement, et avec toute la conscience que cela impose, de faire ma vie avec quelqu’un. Pour moi qui cherchais avant mon départ des
réponses à tous mes problèmes relationnels, j’estimais que j’avais fait ma part pour la journée. Je devais réfléchir et bien prendre conscience des raisons qui avait fait qu’avec Abigail ma vie
avait cessé de clocher. Je repensais à cette phrase de Perec. Je vivais un rêve, c’était pour cela que ma vie allait mieux depuis que je connaissais Abigail. Je n’étais plus dans le monde réel
depuis notre rencontre. Je ne voyais pas d’autre explication.
Cette nuit là je ne parvins pas à trouver le sommeil.
Aussi je me levais et allais m’installer dans le salon. Machinalement j’ai pris une feuille de papier et j’écrivis à Amandine. Je lui racontais tout, ma décision, les démarches, les doutes et les
difficultés qui se présentaient à moi. Je lui demandais ensuite comment cela se passait pour elle – sous entendu qu’elle me raconte son idylle – et finissais ma lettre en l’embrassant et en
espérant avoir de ses nouvelles rapidement. Je ne fermais pas l’œil de la nuit et donc à l’aube je sortis dans le jour naissant pour aller poster ma lettre. J’en profitais alors pour faire un
détour par la boulangerie qui ouvrait à peine ses portes. Je fis le plein de scones juste sortis du four et d’autres douceurs écossaises. Je remontais ensuite chez nous. Après avoir
posé mon butin j’allais dans la chambre et m’allongeais à ses cotés, j’attendais son éveil et je profitais de sa douce et calme présence. Finalement je m’endormis en lui tenant
la main.
Je passais la semaine suivante à entreprendre toute les
démarches pour pouvoir rester vivre en Ecosse. Je pouvais facilement justifier d’un lieu de résidence permanent, il suffit pour cela de faire faire par Eileen quelques documents attestant bien
que je résidais dans l’appartement au dessus du pub. Ceci ne pris que peu de temps mais le fait de lui en avoir parlé à une heure de forte affluence au Glenalbyn me mis dans la délicate position
où pour fêter l’événement je du offrir une tournée et me fit offrir quelques verres par les habitués que je connaissais le plus. Forcément après un tel traitement je dus
repousser au lendemain ma visite au service d’immigration. Je n’étais pas en état d’expliquer clairement ma démarche sans risquer de me faire jeter dehors ou emmener en cellule de dégrisement
pour cause d’ivresse dans un bâtiment d’état. Pensant qu’un casier judiciaire remplit avant même une naturalisation ne serait pas bien vu, je préférais remonter chez nous et passer un moment avec
Abigail avant qu’elle ne prenne son service pour la soirée.
Durant cette semaine j’allais aussi à plusieurs entretiens
pour du travail, entre autre à l’antenne locale de la BBC sur les hauteurs au sud de la ville, pour un poste d’archiviste. Pas très concluant. Apparemment la méthode de classification qu’ils
utilisaient ne pouvait être comprise que d’eux même. J’allais aussi tenter ma chance dans toute société qui avait un bureau vide et un téléphone libre. A chaque fois je présentai mon travail et
mes compétences. Force fut pour moi de constater que le métier de sentinelle est l’une des nombreuses exceptions française. On me regardait comme une bête curieuse quand j’expliquais que mon
travail consistait à faire gagner du temps à ma société en renvoyant, pour un temps, les clients mécontents vaquer ailleurs. Le tout bien sur en leur laissant croire que nous faisions tout pour
les aider. Il semblerait qu’en Ecosse on préfère assumer ses erreurs et en payer le prix. Et comme on me le fit remarquer, on n’a pas d’erreur à assumer quand, à la base, on fait bien son
travail. Après une journée comme celle-là j’étais au bord de la dépression. Mon travail n’avait-il aucun sens finalement ? Je rentrais le soir en passant par le pub pour noyer mon amertume
au fond d’une pinte et me remonter le moral en bavardant avec Abigail et les habitués.
Le lundi suivant, en passant devant le bureau de poste, je
saluais de la main Robin qui était à l’intérieur. Il me fit signe d’entrer et me remis une lettre et nous échangeâmes quelques mots. En sortant je découvris sans surprise que c’était une lettre
d’Amandine, mais le contenu lui, me surpris au plus haut point. Je relus plusieurs fois la lettre pour être bien sur de comprendre. C’était on ne peut plus clair, elle souffrait et avait besoin
de moi. Je me devais d’être là.
Après cette lecture, mon enthousiasme déclinait à vue
d’œil quand aux démarches pour ma naturalisation et mon installation en Ecosse. Comment pouvais-je en toute conscience de la chose envisager de rester ici alors que mon amie était au fond du
gouffre ? C’était plus qu’un appel à l’aide qu’elle m’avait lancé. Elle avait été la première au courant de ma décision, elle était même heureuse pour moi d’après ses dires. Si elle m’avait
envoyé cet appel de détresse ce n’était pas pour rien. Je n’étais pas son seul ami mais c’était à moi qu’elle avait demandé de l’aide – implicitement – en me demandant si je rentrais en France
prochainement. En rentrant à l’appartement, je savais qu’Abigail ne serait pas là. Sans réfléchir je saisis le téléphone et appelais Amandine. Je l’appelais et lui dis
simplement que je rentrais. Dès le lendemain.
Conscient de ce que je venais de dire et faire, je devais
présenter la chose de la meilleure manière possible à Abigail. Je ne pouvais pas partir comme ça sans lui expliquer. Je descendais donc au pub et la trouvait derrière le comptoir. Je pris un air
grave mais lui annonçait avec un sourire que je voulais lui parler en tête à tête. Je lui donnais rendez-vous plus tard, après son service, au restaurant indien que nous fréquentions
régulièrement. Puis je remontais et préparais rapidement mes bagages et les cacher dans un coin au cas où Abigail remontrait après son service. Ceci fait, je suis sorti et je marchais le long des
berges du fleuve en réfléchissant à ce que j’allais lui dire. Comment faire pour lui annoncer que demain soir je ne serais plus là et que je ne savais pas quand j’allais revenir ? Je
marchais pendant tout le reste de l’après midi et le jour déclina amenant un surplus de noirceur à mon humeur déjà morose. Finalement je me dirigeais à l’heure prévue au restaurant. Je poussais
la porte et trouvait Abigail assise à notre table habituelle. Je m’assis face à elle. Avec le plus grand sérieux et la plus grande volonté possible face au sourire qu’elle arborait je lui dis que
je partais le lendemain.
Son sourire s’évanouit alors comme brûle un feu de paille.
L’espace d’une seconde elle était passée de la joie d’être ensemble à l’incompréhension la plus totale. Elle était passée littéralement de la vive lumière au tas de cendres – pour reprendre la
métaphore incendiaire.
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19264915.htmlFleur de saison2008-05-03T19:45:09Z2008-05-03T19:41:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/55/41/34/prises-de-vie/fleurs-de-saison.jpg" />
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19125968.html10-42008-04-28T19:00:16Z2008-04-28T18:58:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/55/41/34/prises-de-vie/sunny-sunday.jpg" />
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19125918.htmlJ'ai une RC qui est tombée en NA, tu peux me la retoper sur mon code OP ?2008-05-12T13:48:36Z2008-04-28T18:52:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html
Depuis six mois maintenant que je travaille dans cette société j’ai pu me familiariser avec
l’argot du cru. Des termes comme RC, NA, SU, BN, déplafonner, mora, intégration, saisie, vérification core, tableau d’amortissement, j’en passe, n’ont plus de secrets pour moi. J’avoue quand même
avoir parfois quelques difficultés quand j’écoute les conversations autour de moi et que mes collègues en places depuis plus longtemps emploient leur propre argot – dérivé de l’argot officiel –
et l’utilisent aussi aisément que le langage courant.
J’aime bien la notion d’argot, elle a un coté élitiste et secret. On se comprend entre gens du
même monde argotique et ça nous donne une illusion d’un savoir que n’ont pas les autres. Ce week-end j’ai expérimenté une nouvelle forme d’argot. Je devrais plutôt dire que mes expériences du
week-end m’ont rappelé un certain argot.
Je résume. Samedi soir le temps étant plus que clément pour la première fois depuis des
semaines. Je rejoins donc mon ami du jeudi, sa belle et Mr White pour une petite séance de cinéma. Après celle-ci – riche en émotions – l’ami du jeudi et sa belle regagnent leur nid et Mr White
et moi-même prenons le chemin de la nuit qui s’offre à nous. Rapidement, notre conversation et nos regards se verrouillent sur les jeunes femmes qui errent dans les rues à cette heure. Nos
regards se synchronisent. Nous ne sommes plus en ballade, nous sommes en mission de reconnaissance. Mr White n’est plus mon compagnon d’errance, il est mon ailier. Culture geek oblige, je pense
tout de suite à Top Gun et Starwars. Mr White et moi devenons alors SFR3 et DE20.
Résumé façon pilote...
Comme deux crevards on enfilait des perles en attendant de casser la manette. On en était au
glutch. En tant que deux bons pailleux on check le sapin de noël pour voir le signal de take off et le moment où on pourrait cranter la PC. Le glutch terminé on enfile nos combardes et la nuit
était à nous. On voulait passer par le légumier histoire de recharger les couilles du géant vert et d’être au mach. Mais le légumier a fini son quart et on marche au radar tefal en attendant d’en
trouver un autre. Soudain la nav signale l’approche de plusieurs target. On mets nos groins et on break pour entrer dans la danse. Le pétrole coule à flot, on fait de l’huile et le radar
s’affole. On fait plusieurs tour de reco et on fini par verrouiller le suppositoire. On rend le manche pour par partir en vrille mais les belles rompent le combat. Le rapport officiel sera un
manque d’heures de vol. Y a pas pire qu’une bande de zus qui allume leur dard mais qui flippent dès qu’on est dans leurs six heures.
On ne tarde pas à décrocher pour repasser chez un autre légumier – on était short pétrole. On fait le plein et le cap est mis sur la citadelle. On lime pour passer sous la couverture radar et éviter de
manger chaud. Finalement on tape dur sur un banc et on refait le monde. A 0400 on raccroche les combardes.
Dimanche, on remet ça. Mais avec plus d’entrain. Les deux pailleux que nous sommes sont devenus
ensemble une belle paire de pointus. On met le cap sur l’hospice comtesse avec une petite couille de pétrole – on avait encore des restes de la veille – histoire de passer un bon vol tranquille
sans vriller. La mission se déroule sans accroc et le radar n’est définitivement plus un tefal. Chacun notre tour on prends le shift pendant que l’autre rend le manche. Plusieurs target sont
verrouillés, donc deux RAF dans les six heures, mais aucun shoot. Fin de mission 1700 après debrief chez le colonel F.
Mr White et moi on a appris à se connaître ce week-end. J’avais un collègue, je me suis fais un
pote et maintenant j’ai un wingman.
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-19125747.htmlDu pain et des jeux2008-04-28T18:55:13Z2008-04-28T18:48:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html
Hier soir j’ai fais à nouveau une expérience des plus intéressante. J’ai testé dans le cadre de
la soirée des amis du jeudi la soirée jeu en groupe. Je m’explique. Mon ami instigateur des soirées nous a reçu comme à l’accoutumée, mais vu que depuis peu il partage son quotidien avec une
galante il a fallut ménager quelques adaptations. En l’occurrence, d’un coté un tournoi de football vidéo ludique – dont j’étais l’arbitre officiel – et de l’autre une table ronde d’amatrices de
poker réunies par la dame de cœur du maître de maison. J’observe.
Pas mal de couple au premier regard. Une grande majorité dirais-je même et les quelques
célibataires de la soirée ne le sont que pour des raisons purement pratiques. Leurs dames à eux sont occupées ailleurs. Que se passe-t-il alors ? Ça mange, ça joue et ça boit.
Au salon, ça braille et ça s’enflamme devant une action rondement menée ou un but marqué alors
que tout était contre l’attaquant. Dans la salle à manger, ça braille et ça s’enflamme après une bonne main ou un pot ramassé alors qu’une telle était à deux doigts de se faire éjecter de la
partie. Même comportement mais pas le même jeu. L’ambiance s’élève un brin quand les premiers éliminés de chaque secteur se déplace et erre parmi les tables de jeux. Des chants se font entendre,
des cris, des rires, des bravos et des bancs d’honneur après un match gagné sur le fil par l’ami qui reçoit.
Les deux tournois finis, une chose se passe. Les deux groupes se mêlent et c’est alors à coup
de violence numérique que les conflits se règlent. J’assiste bouche bée devant une scène de ménage réglée à coup d’attaque ninja et de super pouvoirs. Le ton monte et la belle gagne la partie. Le
vaincu s’en va la queue basse ruminer sa défaite. Il tente de me prendre à partie mais ses arguments tombent à l’eau. Il attaque sa moitié sur le fait qu’elle le critiquait sur sa manière de
jouer. Je ne réponds pas car je comprends que les critiques de la belle n’étaient que stratégie pour le déconcentrer et qu’elle a réussi son coup avec brio. On ne peut pas critiquer une partie si
rondement menée. Je fais donc la sourde oreille et je continue d’observer. L’équilibre précaire qui s’était installé durant la première partie de soirée est en train de se disloquer à vue d’œil.
Les groupes se mélangent et les conversations redeviennent ordinaires. Entre verres de bière et autre cocktails floraux la conversation prends rapidement le chemin de l’habituel querelle qui
oppose les deux versant du genre humain. Moi-même pris dans l’euphorie de l’instant j’analyse avec Mr White le changement de comportement qui s’opère depuis une heure et nous y allons de nos
commentaires acerbes et bien sentis sur tel ou telle personne.
En rentrant chez moi j’avais une impression étrange, comme si j’avais assisté à une bataille
rangée. Dans un premier temps, on place ces troupes, on se motive, on s’entraîne et on observe l’ennemi. Ensuite vient le temps de la confrontation et les instincts reprennent le dessus. On
entends les noms d’oiseaux qui fusent au dessus des bavardages de rangs et ça se fini, forcément, par la défaite de quelqu’un.
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-18997775.htmlL'esprit de la meute2008-04-23T20:20:10Z2008-04-23T20:16:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/55/41/34/prises-de-vie/Le-d-jeuner-des-fauves.jpg" />
http://www.chroniquesduntypebien.net/article-18970097.htmlChoses que j'aime faire en ce moment2008-04-22T20:43:10Z2008-04-22T20:27:00ZUn type bienhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-255207.html
Suite de la liste des choses que j’aime faire sans aucune raison. Comme toujours, liste non
exhaustive, inspirée par l’instant et sans logique connue.
Essayer de savoir ce que les gens lisent dans les transports en
commun
Profiter de l’heure du midi pour squatter mon bureau et ne rien faire de productif – comme en ce moment.
Lire mon horoscope avec une semaine de décalage pour voir si tout c’est passé
comme prévu
Suivre mes envies plutôt qua ma raison
Passer le long du canal de Wasquehal avec mon bon ami – comprenne qui peut – en
sortant du boulot
Me promener dans les rues de Lille et regarder l’architecture
Avoir des conversations improbables avec des inconnus
Ne rien faire, entre amis
Me lever assez tôt pour voir le soleil se lever
M’arrêter en passant devant mon bar préféré pour boire une bière et repartir
après en avoir bu trois
Dire des énormités en public en chronométrant combien de temps il faudra pour
que les gens réagissent
Envoyer des mails à mes amis pour le dire n’importe quoi mais en y mettant les
formes
Recevoir de longs mails que je relirai plusieurs fois pour en distiller le
sens caché
Regarder les statistiques de visites de mon site et découvrir qu’en tapant
« Alyson Hannigan sac à main »dans google des gens sont parvenus jusqu’à mes pages