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© Un type bien

Lundi 12 mai 2008
Depuis quelques jours, tout a un air de vacances. Le temps se prêtant au jeu, je passe le plus clair de mon temps dehors, les pieds nus dans l’herbe verte. Assis dans un jardin ou en terrasse – toujours accompagné – je continu inlassablement de scruter le monde qui m’entoure pour y découvrir quelqu’un ou quelque chose qui retiendra mon attention et (ou) supplantera tout le reste.

Profitant d’un jour de congé habillement placé, je passe ces heures de soleil et de liberté en compagnie d’un cercle très particulier, mes frères. Avec eux, je reprends la mesure du monde et des valeurs. Les savoir là, à mes cotés, me donne le courage et l’envie de larguer les amarres pour aller naviguer en haute mer, en solitaire. J’ai confiance en leur parole. Et je sait qu’à mon port d’attache il y aura toujours des gens qui m’aimeront et m’apprécieront non pas pour ce que je fais, mais pour qui je suis. Je pourrais me contenter de cela pour le reste de mes jours je pense. Mais l’existence offre trop de possibilités et d’opportunités qu’il serait dommage de ne limiter son existence qu’à son port d’attache.

Aussi j’ouvre mes perspectives, je navigue en eaux troubles et sans carte. Repoussant toujours plus loin le moment du retour. Samedi soir, une nouvelle île se profile à l’horizon. Un piquenique semi-improvisé suivit d’une soirée de découvertes musicales plus tard je prends la mesure des choses. J’ai passé ces quelques heures avec des personnes dont j’ignorais tout ou presque il y a encore quelques mois. Grisant comme sensation. Pour eux aussi je suis dès lors une nouvelle île. Je suis moi-même un territoire à explorer. Vierge de tout préjugé ou expérience commune.

Mais pourquoi quitter le havre de confort et de quiétude de notre port d’attache? Qu’est-ce qui nous pousse à partir à la découverte d’autres mondes et d’autres personnes?

Le désir de liberté sans doute. L’homme libre ne se lassera jamais de regarder l’océan. Ainsi parlait Victor Hugo. Pendant ce temps je regarde les fleurs s’épanouir sous mes yeux, et en cette heure c’est encore de fleurs dont il est question. Mais ces fleurs là s’écoutent. Ce piquenique au jardin m’a donné la chance de voir une nouvelle pousse fleurir. Etrange coïncidence, Le fleurs que j’écoute me viennent du bourgeon de la fleur que j’ai vu s’ouvrir dans le jardin du crépuscule et dont je connais désormais le nom.

Etrange comme le cycle des saisons se ressemble toujours.

par Un type bien publié dans : Chroniques du quotidien
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