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N’est-il pas agréable de pouvoir bénéficier d’une après midi de congé un vendredi alors que le soleil c’est enfin décidé à se pointer après nous avoir fait mariner deux mois ? Pour sur je serais le premier à dire que oui. Et pourtant malgré ce week-end prolongé j’ai comme un arrière goût de déception au fond de la gorge. Un vague sensation d’avoir perdu mon temps ou de ne pas avoir su l’exploiter à sa juste valeur.
Résumons. Montage. Reporté pour incompatibilité d’horaire. Compensation télévisuelle et les dernières aventures de nos amis new-yorkais de HIMYM. Soirée d’anniversaire chez mon ami du jeudi. Dix huit heures, tout étant prêt, on a entamé les hostilités à grand coup de houblon pétillant en attendant les invités. Invités parmi lesquelles devaient se trouver des membres de la gent féminine. Et d’une espèce plus rare encore, célibataires. Déception encore. Je ne m’arrêterai pas sur les détails mais entre un clone de visage de la plus détestable des chanteuses canadiennes, une abonnée à son portable – qu’elle devrait se faire greffer elle gagnerait du temps – et une fille sympathique mais hélas prise j’ai donc choisi de passer la soirée en compagnie d’une vieille copine, la tequila. Finalement j’ai regagné mes pénates pour une bonne nuit de sommeil l’esprit embrumé et l’âme frustrée.
Samedi. Le disque dur sur lequel les rushes étaient n’est pas en notre possession et nous devons l’attendre au moins jusque dimanche. Je rentre donc chez moi. Un café plus tard, je me décide à sortir et quand je vois le temps qu’il fait, je renonce et je reste à glander sur mon canapé en m’abrutissant devant un jeu en ligne. Plus tard un appel de mon amie des arts m’a occupé et permis de cracher mon venin sur mes déconvenues à répétition. Ça occupe, mais juste un temps. La soirée arrive et je décide contre vents et ondée de sortir quand même. Chance, il ne pleut plus et je commence alors à arpenter les rues de Lille en quête de rencontres, de hasards amusants et plus simplement, pour ne pas rester chez moi un samedi soir. Au final j’ai tourné pendant plus de deux heures dans les rues de Lille et je crois que mis à part Moulins j’ai arpenté les rues de toute la ville. Je suis rentré fatigué, énervé et sentant monter une belle crise d’insomnie comme je n’en avais pas eu depuis longtemps. Résultat, pas couché avant trois heures du matin.
Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…
Dimanche. Je suis encore sorti faire un tour et finalement j’ai rencontré quelqu’un. Pas de bol encore, elle m’avait reconnu et moi pas du tout. J’ai feint la désinvolture mais je n’ai pas eu de réponse à la question de son identité avant tard le soir. Je me suis dirigé chez des amis pour me rendre avec eux à l’invitation de deux amis de longue date dont la complicité et si incroyable que je reste chaque fois muet d’admiration. A partir de cet instant, le week-end a vraiment démarré, en bien. Café, chocolat aux amandes, retrouvailles, visites guidée d’une cuisine fraîchement construite, vodka, crêpes, bon vin, café – encore – et finalement fin de soirée chez moi au fond du lit avec un bon bouquin. Mais trois café italien m’ont tenu éveillé jusque tard dans la nuit. Chance, mon livre me passionnait.
J’ai glandé tout le week-end si je puis dire. Mais la glande est une activité qui ne doit pas se pratiquer en solo. La fin d’après midi et la soirée de dimanche me l’ont confirmé. C’est décidé, la prochaine fois que je ne fais rien, je le fais à plusieurs ou je ne le ferais pas.
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