Bien peu de choses nous séparent les
uns des autres. Bien souvent ce n’est qu’un mince filet de brume qui nous fait ignorer l’autre. Nous nous protégeons de la présence dérangeante de qui ose passer dans notre espace vital. C’est un
peu comme si chaque être rencontré au coin d’une rue pouvait être porteur de je ne sais quelle maladie contagieuse. Dans ce comportement je n’y vois qu’une seule maladie,
l’égoïsme. Pas au sens vénal mais au sens plus littéral du terme. On pense à soi avant de regarder les autres. Ou pour reprendre la maxime, charité bien ordonné commence par
soi-même.
C’est donc la sagesse populaire qui
nous pousse à être méfiant envers tout et tous ? Qu’on de si dangereux les autres pour que nous les fuyons comme ça ?
Emporté par la foule j'ai offert un
instantané de mes mots à quelqu'un. J'avais envie de tenter une nouvelle experience. Qu'arriverait-il si je donnait à une inconnue un peu de ma prose sans rien savoir d'elle, sans même lui
adresser un mot de plus que pour lui donner cette feuille de papier ?
A elle.
Meeting people is easy.
par Un type bien
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Chroniques du quotidien
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Depuis quelques jours, tout a un air de vacances. Le temps se prêtant au jeu, je passe le plus clair de mon temps dehors, les pieds nus dans
l’herbe verte. Assis dans un jardin ou en terrasse – toujours accompagné – je continu inlassablement de scruter le monde qui m’entoure pour y découvrir quelqu’un ou quelque chose qui retiendra
mon attention et (ou) supplantera tout le reste.
Profitant d’un jour de congé habillement placé, je passe ces heures de soleil et de liberté en compagnie d’un cercle très particulier, mes frères. Avec eux, je reprends la mesure du monde et des
valeurs. Les savoir là, à mes cotés, me donne le courage et l’envie de larguer les amarres pour aller naviguer en haute mer, en solitaire. J’ai confiance en leur parole. Et je sait qu’à mon port
d’attache il y aura toujours des gens qui m’aimeront et m’apprécieront non pas pour ce que je fais, mais pour qui je suis. Je pourrais me contenter de cela pour le reste de mes jours je pense.
Mais l’existence offre trop de possibilités et d’opportunités qu’il serait dommage de ne limiter son existence qu’à son port d’attache.
Aussi j’ouvre mes perspectives, je navigue en eaux troubles et sans carte. Repoussant toujours plus loin le moment du retour. Samedi soir, une nouvelle île se profile à l’horizon. Un piquenique
semi-improvisé suivit d’une soirée de découvertes musicales plus tard je prends la mesure des choses. J’ai passé ces quelques heures avec des personnes dont j’ignorais tout ou presque il y a
encore quelques mois. Grisant comme sensation. Pour eux aussi je suis dès lors une nouvelle île. Je suis moi-même un territoire à explorer. Vierge de tout préjugé ou expérience commune.
Mais pourquoi quitter le havre de confort et de quiétude de notre port d’attache? Qu’est-ce qui nous pousse à partir à la découverte d’autres mondes et d’autres personnes?
Le désir de liberté sans doute. L’homme libre ne se lassera jamais de regarder l’océan. Ainsi parlait Victor Hugo. Pendant ce temps je regarde les fleurs s’épanouir sous mes yeux, et en cette
heure c’est encore de fleurs dont il est question. Mais ces fleurs là s’écoutent. Ce piquenique au jardin m’a donné la chance de voir une nouvelle pousse fleurir. Etrange coïncidence, Le fleurs
que j’écoute me viennent du bourgeon de la fleur que j’ai vu s’ouvrir dans le jardin du crépuscule et dont je connais désormais le nom.
Etrange comme le cycle des saisons se ressemble toujours.
par Un type bien
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