Dimanche 28 janvier 2007
Ma théorie se confirme. Une fois encore j'ai laissé mon grigri chez moi et j'ai passé un vendredi soir mémorable. Résumons. Une soirée, une cinquantaine d'invités, un cadre plus que sympathique et surtout de nombreuses rencontres intéressantes. je n'était malheureusement pas au mieux de ma forme. Une petite toux persistante m'a empéché de me montrer sous mon meilleur jour. ce n'est pas grave en fait car le principal a été dit et fait.
Plus de détails s'imposent sur cette fameuse soirée pour pouvoir comprendre tout les tenants et aboutissants. Sur la cinquantaine de personnes invités j'en connaissais quand même une bonne quinzaine. Soit de vue, soit par relation, soit c'étaient des amis. Au milieu de toute cette foule, je cherchait ma place, je furetai à droite et à gauche pour m'impregner des lieux et je m'arretai ici et là pour parler avec de parfaits inconnus ou les connaissances sus-nommées. Le vin aidant - in vino veritas - je fut assez prolixe et de bonne compagnie, allant même jusqu'à sacrifier une partie de mon intégrité mentale en participant à une chenille au travers de la maison. Je repensai d'ailleurs durant la dite chenille à tout ces mariages, baptémes et communion de mon enfance où cette danse populaire était aussi innéluctable qu'une portion de moule-frite un week end de braderie. C'est dire.
Donc, le vin et l'ambiance aidant, je parle avec tout le monde, presque. Mais surtout j'entame la conversation avec cette charmante jeune femme, rencontrée il y a quatre semaines, alors que je m'affairai en compagnie d'un ami aux derniers achats du réveillon du nouvel an. Le premier contact est facile, on en revient toujours au fameux "on se serait pas déja vus quelque part?". Passé les premiers instants, on s'installe à l'extérieur pour pouvoir assouvir notre dépendance nicotinienne et nous parlons. De tout, de rien, de littérature (beaucoup), d'art (un peu), de son travail (chargée de relation avec des groupes scolaires), du mien (écrivain-ex-sentinelle) et ça pendant un long moment.
La soirée se passe, on se sépare pour parler à d'autres gens et finalement nous nous retrouvons sur le seuil d'une porte et nous continuons notre échange. Entre questionnaire de Pivot improvisé et jeu idiot avec les personnes désireuses de passer le seuil de la porte que nous occupions, le courant passe et nous rions ensemble.
Nous en étions arrivé à une discussion sur le dévellopement de la personnalité et du comportement induit par notre culture et du contexte quand soudain la demoiselle me lance tout de go:
"Le problème quand on est toujours d'accord avec quelqu'un c'est qu'il n'y a jamais lieu d'argumenter et donc les sujets de discussions s'épuisent vite"
Quel coup ! Quel justesse ! Jamais je n'avais envisagé celà comme ça. pour moi le fait de bien s'entendre et d'être d'accord ouvre des perspectives d'évolutions dans un but commun. Donc je relance le débat et j'argumente. Et nous sommes à nouveau d'accord. Etrange logique car d'un point de vue différent originel, nous arrivons à une pensée commune. je reconnais que la stérilité d'un débat peut venir d'un manque d'argumentation et elle reconnait que l'accord permet une évolution. Deux hypothéses oposées qui se complétent et n'en forme qu'une qui est en soit un paradoxe ontologique.
La soirée se termina. Mais pour moi, pas question d'en rester là. Prenant mon courage à deux mains et mon portable dans l'autre - j'aime beaucoup cette image - je demande à la demoiselle si elle ne verrait pas d'inconvénient à ce que je prenne son numéro pour pouvoir continuer cette conversation autour d'un verre. Elle accepte et je m'en vais aprés avoir promis de l'appeler.
C'est vraiment bien de passer une bonne soirée à discuter avec quelqu'un et que l'on s'entende si bien. J'espère juste que celà ne conduira pas à nous regarder en chien de faience parce que nous serons d'accord sur tout.
Plus de détails s'imposent sur cette fameuse soirée pour pouvoir comprendre tout les tenants et aboutissants. Sur la cinquantaine de personnes invités j'en connaissais quand même une bonne quinzaine. Soit de vue, soit par relation, soit c'étaient des amis. Au milieu de toute cette foule, je cherchait ma place, je furetai à droite et à gauche pour m'impregner des lieux et je m'arretai ici et là pour parler avec de parfaits inconnus ou les connaissances sus-nommées. Le vin aidant - in vino veritas - je fut assez prolixe et de bonne compagnie, allant même jusqu'à sacrifier une partie de mon intégrité mentale en participant à une chenille au travers de la maison. Je repensai d'ailleurs durant la dite chenille à tout ces mariages, baptémes et communion de mon enfance où cette danse populaire était aussi innéluctable qu'une portion de moule-frite un week end de braderie. C'est dire.
Donc, le vin et l'ambiance aidant, je parle avec tout le monde, presque. Mais surtout j'entame la conversation avec cette charmante jeune femme, rencontrée il y a quatre semaines, alors que je m'affairai en compagnie d'un ami aux derniers achats du réveillon du nouvel an. Le premier contact est facile, on en revient toujours au fameux "on se serait pas déja vus quelque part?". Passé les premiers instants, on s'installe à l'extérieur pour pouvoir assouvir notre dépendance nicotinienne et nous parlons. De tout, de rien, de littérature (beaucoup), d'art (un peu), de son travail (chargée de relation avec des groupes scolaires), du mien (écrivain-ex-sentinelle) et ça pendant un long moment.
La soirée se passe, on se sépare pour parler à d'autres gens et finalement nous nous retrouvons sur le seuil d'une porte et nous continuons notre échange. Entre questionnaire de Pivot improvisé et jeu idiot avec les personnes désireuses de passer le seuil de la porte que nous occupions, le courant passe et nous rions ensemble.
Nous en étions arrivé à une discussion sur le dévellopement de la personnalité et du comportement induit par notre culture et du contexte quand soudain la demoiselle me lance tout de go:
"Le problème quand on est toujours d'accord avec quelqu'un c'est qu'il n'y a jamais lieu d'argumenter et donc les sujets de discussions s'épuisent vite"
Quel coup ! Quel justesse ! Jamais je n'avais envisagé celà comme ça. pour moi le fait de bien s'entendre et d'être d'accord ouvre des perspectives d'évolutions dans un but commun. Donc je relance le débat et j'argumente. Et nous sommes à nouveau d'accord. Etrange logique car d'un point de vue différent originel, nous arrivons à une pensée commune. je reconnais que la stérilité d'un débat peut venir d'un manque d'argumentation et elle reconnait que l'accord permet une évolution. Deux hypothéses oposées qui se complétent et n'en forme qu'une qui est en soit un paradoxe ontologique.
La soirée se termina. Mais pour moi, pas question d'en rester là. Prenant mon courage à deux mains et mon portable dans l'autre - j'aime beaucoup cette image - je demande à la demoiselle si elle ne verrait pas d'inconvénient à ce que je prenne son numéro pour pouvoir continuer cette conversation autour d'un verre. Elle accepte et je m'en vais aprés avoir promis de l'appeler.
C'est vraiment bien de passer une bonne soirée à discuter avec quelqu'un et que l'on s'entende si bien. J'espère juste que celà ne conduira pas à nous regarder en chien de faience parce que nous serons d'accord sur tout.
par Un type bien
publié dans :
Chroniques du quotidien
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