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© Un type bien

Mercredi 27 juin 2007
Trouvé sur le blog d'une amie à qui j'ai dis merci (voir Merci, arigato, thak you, etc... )

Lettre de Georges Sand à Alfred de Musset...

Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une folle envie de me faire
danser. Je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice, mon âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi.
Nous bavarderons franchement entre amis.
Je vous prouverais que je suis la femme
capable de vous témoigner l'affection
la plus étroite et la plus profonde
l'épouse la plus fidèle et la plus sûre
que vous puissiez imaginer. Oui, votre
amour sera doux. La solitude qui m'ha-
bite est longue et dure et sûrement bien
affable et mon âme en est fortement é-
branlée ! Venez vite, vous pourrez me la
faire oublier. Et à vous de la sou-
mettre entièrement.


A relire une ligne sur deux....


Réponse de Musset

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Relire juste les premiers mots...

Réponse de Georges Sand


Cette insigne faveur que votre coeur réclame

Nuit à ma renommée et répugne à mon ame.



par Un type bien publié dans : Petites prose
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Lundi 30 avril 2007
Avec mon amie de plume qui vit au pays des cigognes, nous nous amusons régulièrement à l'écriture automatique en duo. En voici un exemple.

fais moi rire!

heu... une blague a froid comme ça. Ça va être dur

mets toi près d'un radiateur alors! chauffe Marcel chauffe! la moindre parcelle

oui mais il gèlera en enfer avant ça

chausse tes grands pieds dans un nid douillet oui pourquoi pas en serre... comme tu veux...

Geneviève et Paul son sur un bateau, Geneviève tombe a l'eau, qu'est-ce qui reste ?

rien elle a tiré Paul avant de tomber

exactement

pouf pouf pouf...

et maintenant il sont tout les deux gelés dans les eaux de la Volga

dans les eaux de la vodka?? Ça ne gèle pas la vodka?

et non car bête comme ils sont la bouteille est reste sur le bateau...

et maintenant la bouteille est libre de fuir la ou elle veut, d'aller saouler qui elle veut et de s'enivrer de la vie a son tour après avoir enivrer les autres

ils criaient au naufrage de la vodka qui s'était échouée sur le radeau tandis qu'ils ramaient la galère dans les eaux diluées d'une menthe

a l'eau

of course!

allo...

qui est au bout du fil ?

le pêcheur a la ligne

un halo pâle teintait le visage du prêcheur qui sur la rive leur faisait signe de ramer plus vite

de ne pas perdre le fil...

et pour ramer il ramer..car c'est pas évident de ramer quand on a pas de bras

qu'il fallait de l'aplomb pour ce fil

quand au fil, il l'avait perdu depuis longtemps, le fil de la conversation

ils déliraient et dérivaient dans les eaux troubles

le fil long s'était étiré... et dans les fonds était resté accroché

sans planche de salut si ce n'est celle a découper, là ou ils finiraient, dans la salle d'autopsie

l'auto psy c'était tout ce qu'il leur resterait après ce roman à l'eau de rose qui s'était mal fini

eau de rose a plus de 60 degré, comme quoi l'alcool est un fléau même quand on le boit au bord de l'eau le problème c'est que le bord dure alors

forcément on s'en trouve ba lot...

plus de crédo face à ce fléau

prose et vers -verres- improvisés, sources d'échanges sans queue ni tête et qui nous font dérailler

oui on détaille la raille avec plaisir on cause, on pause, on prose...

on fait un tête à queue et on retourne au point de départ

on ose, on se mets a nu, on se pose et on rêve

rêves brumeux, la part des anges est un voile qui nous empêche de voir eau delà du fond de la bouteille

les fond dus sont toujours les meilleurs ceux qui savent les devoirs ...

suivent..les devoirs..

dans l'eau delà on touche le fond et le bout se met en veille

devoirs de mémoire, devoir du soir, devoir se taire et accepter la fatalité, la vérité, la vie est une tragédie car indéniablement tout a une fin

le bout veille au fond et nous attire vers les pro fondeurs... ceux qui font fondre les rêves, ceux qui font fondre la vie

la vie a une fin, on a faim - parfois -, les vers aussi quand ils sont alexandrin, les verres aussi quand ils sont bu sans soif

soif de vivre, soif de rire de cette tragédie.. de cette tragi-comédie

car en cette vie si le rire ne signifie rien et est futile alors tout ce qui compte réellement c'est de rire et de rire de tout

rire de tout, car tout a une fin, tout est faim... faim de pain, faim de toi, faim de toujours, une faim sans fin

par Un type bien publié dans : Petites prose
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