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© Un type bien

Lundi 21 avril 2008

C’est lundi. Tout recommence. Réveil, café, métro, dossier. Pas besoin de réfléchir à ce que je fais, je le fais c’est tout. Naturellement. La ronde des claviers et des téléphones fait le même bruit qu’un moteur bien réglé. Ça tourne tout seul C’est confortable aussi. Un peu comme de partir en vacances en train quand il est pratiquement vide. On attend que ça se passe avec tranquillité. Ça me laisse l’occasion de réfléchir un peu et de porter un regard éloigné sur certaines choses.


Ce soir comme d’habitude je m’installe dans le tramway et je plonge retrouvé les pensées de mon compagnon littéraire du moment. Je la remarque alors, l’air absorbée par ce qu’elle lit. Un léger sourire sur le visage et le regard tout juste assez absent pour bien montré que les mots qu’elle lit la passionne. Mais que peut-elle bien lire ?


On arrive à la gare et je l’aborde. Je lui demande. Un livre sur les bizarreries du règne animal et l’évolution des espèces. Intrigué j’essaie dans savoir plus. Les tortues du Brésil, par exemple, vont jusqu’au milieu de l’océan pacifique après avoir passé le cap Horn et les mers australes pour se reproduire. Encore un truc à rajouter sur la liste des choses que je sais et qui ne me serviront sans doute jamais. Mais j’aime l’anecdote. Elle me demande qui est mon compagnon du moment, je lui montre et lui fait un bref résumé. Deux minutes plus tard on se disait au revoir.


Comme je le disais en titre. Il faut que je vous parle. J’ai quelque chose à annoncer.


J’aime bien les lundis.


Oui je sais, ca peut choquer mais c’est la vérité. Il va falloir l’accepter. Vous aussi ça vous est arrivé. Vous connaissez quelqu’un qui aime bien les lundis.

 

 

par Un type bien publié dans : Chroniques du quotidien
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Lundi 21 avril 2008

N’est-il pas agréable de pouvoir bénéficier d’une après midi de congé un vendredi alors que le soleil c’est enfin décidé à se pointer après nous avoir fait mariner deux mois ? Pour sur je serais le premier à dire que oui. Et pourtant malgré ce week-end prolongé j’ai comme un arrière goût de déception au fond de la gorge. Un vague sensation d’avoir perdu mon temps ou de ne pas avoir su l’exploiter à sa juste valeur.

 

Résumons. Montage. Reporté pour incompatibilité d’horaire. Compensation télévisuelle et les dernières aventures de nos amis new-yorkais de HIMYM. Soirée d’anniversaire chez mon ami du jeudi. Dix huit heures, tout étant prêt, on a entamé les hostilités à grand coup de houblon pétillant en attendant les invités. Invités parmi lesquelles devaient se trouver des membres de la gent féminine. Et d’une espèce plus rare encore, célibataires. Déception encore. Je ne m’arrêterai pas sur les détails mais entre un clone de visage de la plus détestable des chanteuses canadiennes, une abonnée à son portable – qu’elle devrait se faire greffer elle gagnerait du temps – et une fille sympathique mais hélas prise j’ai donc choisi de passer la soirée en compagnie d’une vieille copine, la tequila. Finalement j’ai regagné mes pénates pour une bonne nuit de sommeil l’esprit embrumé et l’âme frustrée.

 

 

Samedi. Le disque dur sur lequel les rushes étaient n’est pas en notre possession et nous devons l’attendre au moins jusque dimanche. Je rentre donc chez moi. Un café plus tard, je me décide à sortir et quand je vois le temps qu’il fait, je renonce et je reste à glander sur mon canapé en m’abrutissant devant un jeu en ligne. Plus tard un appel de mon amie des arts m’a occupé et permis de cracher mon venin sur mes déconvenues à répétition. Ça occupe, mais juste un temps. La soirée arrive et je décide contre vents et ondée de sortir quand même. Chance, il ne pleut plus et je commence alors à arpenter les rues de Lille en quête de rencontres, de hasards amusants et plus simplement, pour ne pas rester chez moi un samedi soir. Au final j’ai tourné pendant plus de deux heures dans les rues de Lille et je crois que mis à part Moulins j’ai arpenté les rues de toute la ville. Je suis rentré fatigué, énervé et sentant monter une belle crise d’insomnie comme je n’en avais pas eu depuis longtemps. Résultat, pas couché avant trois heures du matin.

 

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…

 

Dimanche. Je suis encore sorti faire un tour et finalement j’ai rencontré quelqu’un. Pas de bol encore, elle m’avait reconnu et moi pas du tout. J’ai feint la désinvolture mais je n’ai pas eu de réponse à la question de son identité avant tard le soir. Je me suis dirigé chez des amis pour me rendre avec eux à l’invitation de deux amis de longue date dont la complicité et si incroyable que je reste chaque fois muet d’admiration. A partir de cet instant, le week-end a vraiment démarré, en bien. Café, chocolat aux amandes, retrouvailles, visites guidée d’une cuisine fraîchement construite, vodka, crêpes, bon vin, café – encore – et finalement fin de soirée chez moi au fond du lit avec un bon bouquin. Mais trois café italien m’ont tenu éveillé jusque tard dans la nuit. Chance, mon livre me passionnait.

 

J’ai glandé tout le week-end si je puis dire. Mais la glande est une activité qui ne doit pas se pratiquer en solo. La fin d’après midi et la soirée de dimanche me l’ont confirmé. C’est décidé, la prochaine fois que je ne fais rien, je le fais à plusieurs ou je ne le ferais pas.

par Un type bien publié dans : Chroniques du quotidien
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