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© Un type bien

Jeudi 10 mai 2007

Le lendemain, un dimanche. Je me levais tôt et profitais du vide des rues du centre de Glasgow. Je m'imprégnais des lieux, je respirais l'air frais du petit matin. Celui-ci avait un arrière goût de gueule de bois, si j'en crois le nombre de taches suspectes au coin des rues. Le nombre de bouteilles vides et réduites en miettes croisées ce matin là me confirma l'idée. J'étais aussi un peu comme ce petit vent frais. Ce matin là, je respirais à nouveau un air neuf, mais j'avais un désagréable parfum de gueule de bois en tête. Comme à chaque réveil arrosé la veille, on prends les décisions les plus arbitraire. Plus jamais, J'ai eu ma dose, c'est fini. Jusqu'à la suivante. Je souriais car en réalité la gueule de bois de l'âme s'en rapproche plus qu'on ne pourrait le croire. Tout d'abord on est un peu timide, puis euphorique quand la douce liqueur coule dans nos veines et notre coeur. Après viens l'oubli, les erreurs, les excès. Et les regrets. Le lendemain cette même sensation de se dire qu'on a tirer un peu trop sur la corde et on jure qu'on ne s'y laissera plus prendre. Malgré Sophie qui me l'avait pourtant prouvé, j'espérais encore secrètement vivre encore et encore la même chose. Le lendemain ça fait mal, mais est-ce que quiconque à déjà penser à ce qui arrivera le lendemain quand les lèvres qui partagent votre coupe sont si douces ? Je ne crois pas que quiconque pense à cela sur le moment. Les humains sont des drogués de nature. On a tous, moi le premier, un truc qui nous fait vibrer, qu'on recherche à tout prix. Pour moi c'était ça. L'ivresse des sens. S'oublier et s'ouvrir totalement à la meilleur de toute les drogue.

 


 

J'étais accro. Je m'y suis résigné. Promesse d'ivrogne que de renoncer à pareille chose. Je ne pouvais me résoudre à abandonner la chose que j'aimais le plus au monde. Aimer, voilà bien de quoi il était question. Si l'on en croit l'encyclopédie, l'amour peut être expliqué par cette idée. Le sentiment amoureux se caractérise d'un point de vue biochimique par la libération de phéromones et la modification des taux hormonaux, cet état altéré de l'esprit, inhibant notamment les aires cérébrales associées à la critique de l'autre et à l'ennui, peut durer sur plusieurs années. Voilà ce à quoi j'étais accro. J'étais drogué à une substance qui me faisait oublier l'ennui.

 


 

En rentrant à l'hôtel, je me sentais maussade. Comme une prise de conscience. Je m'étais rendu compte que je m'étais leurré sur pas mal de chose et cela me mettais le moral à zéro. Je rangeais mes affaires et décidais de partir de Glasgow le jour même. Je n'étais pas d'humeur pour être confronté à l'urbanisme et toute ces connotations qui me rappelaient ce que j'avais quitté moins de vingt quatre heures plus tôt. Moins d'une heure après j'étais à la gare, attendant mon train. J'avais pris le premier train en partance pour le nord. Ma prochaine étape serait Inverness, prés de ces pâturages immenses et de ces collines qui tutoient le ciel. Ces collines que j'avais vu quelques semaines auparavant une nuit d'insomnie. Je ne suis pas resté seul avec mes pensées très longtemps. J'étais là à contempler le panneau d'affichage depuis un moment déjà quand une dame d'un certain âge vint s'asseoir à coté de moi et me demanda l'assistance de mes jeunes yeux pour l'aider à trouver les horaires de son propre train pour Aberdeen. Nous fîmes connaissance, elle s'appelait Margareth et aller rendre visite à sa fille. Le temps passa vite en sa compagnie, nous parlâmes des futilités habituelles des gens qui ne se connaissent pas et discutent pour la première fois. Tout y passa. Le temps, la vie, mon voyage, sa vie longue et bien remplie. Bientôt ce fût l'heure de mon train et je quittais Margareth. En prenant place dans ce compartiment aux couleurs de la compagnie nationale des chemins de fers, je me disais que cela faisait longtemps que je n'avais pas eu une conversation aussi simple et reposante avec quelqu'un. Pris dans mes pensées je n'ai remarqué que plusieurs minutes plus tard les yeux bleus qui me regardaient à quelques rangées de la mienne. Je lui ai sourit, ils m'ont rendu mon sourire. Il me vint alors l'idée que le charme naturel français avait encore de beaux jours devant lui. Néanmoins ce n'était là qu'un sourire de politesse, un simple réflexe de bonnes manières apprises dès l'enfance. J'avais quitté mon pays et ma vie pour m'éloigner des tumultes et méandres de l'affection humaine. Je me plongeais alors dans la contemplation du quai et évitais de recroiser ce regard.

 


 

Quand le train démarra, je ne quittais pas l'extérieur des yeux. Je regardais défiler les faubourgs de la ville, puis la campagne et d'autres villes et d'autres faubourgs. Ainsi de suite pendant plus d'une heure mon regard s'est porté vers cette terre en mouvement. D'après le panneau lumineux, placé au dessus de la porte du compartiment et que j'avais vu en entrant dans le wagon, mon train devait faire plusieurs étapes mineures tout au long du trajet. Certaines plus importantes que d'autres marquèrent ma mémoire. Edimbourg tout d'abord. Non pas que la ville en soi ai un charme infini, mais à la sortie nord de la ville, je fut saisi par la vision de cet estuaire menant à la mer du nord. Le soleil n'avait pas encore atteint midi et les eaux de la baie brillaient de milles feux. Dans cette marée de lumière je vis une armada de remorqueur qui sortaient de la baie des plates-forme de forage. Ces monstres d'acier quittés ainsi la terre qui les a vus naitre pour aller accomplir leur destinée loin en mer. Je comparais leur voyage au mien. Les hautes terres étaient elles le lieu de ma destinée. En y réfléchissant je me surpris à penser que ma destination n'était due qu'à un malencontreux hasard et un moment d'insomnie. Et si le hasard n'y était pour rien ? Et si il était écrit que je devais aller là haut dans les Highlands pour trouver mon chemin ? Je n'ai jamais aimé l'idée de destinée. Je n'aime pas songer que je n'ai pas le choix de la route que je vais prendre. Néanmoins l'objectivité des apatrides et la majesté du paysage me fis penser que ce qui importait vraiment, ce n'était pas là où on va. Ce qui importe vraiment c'est la manière dont on y va.

 


 

Au fur et à mesure que les terres devenaient de plus en plus désertes, le sentiment que j'avais eu le matin même en quittant Glasgow s'estompa peu à peu. Les plates terres du sud commencèrent à être remplacées par les montagnes et la lande sauvage. A mi parcours, aux alentours de Perth, j'avais définitivement perdu cette humeur maussade qui me vrillait depuis le matin. La simplicité et toute la force des éléments m'entourant au delà du cocon tranquille du train s'offrit à moi. Je me laissais bercer par le roulis du chemin de fer, songeant à mon propre chemin. Je ramenai mon regard pour la première fois depuis près de deux heures à l'intérieur du train et je revis les yeux qui m'avait souris au départ de Glasgow. Je leur rendis leur sourire, mais cette fois. Ce n'était pas un sourire de politesse. Cette fois c'était un sourire de gratitude. Je disais merci à ces yeux qui m'accueillaient chez eux. Sur leur terre, dans leur pays. Je disais merci à ces yeux qui dans leur langage propre m'invitaient à découvrir les mystères de ce pays et peut-être aussi les miens.

 


 

Décidé, comme je l'étais lors de mon départ, à explorer et découvrir ce qu'il y avait au fond de moi. Je décidais de rompre avec tout ce que je connaissais avant et d'essayer de nouvelles choses, de vivre de nouvelles expériences. J'eus une pensée pour Amandine et me demandais ce qu'elle pouvait être en train de faire, avec qui elle était. Mais bien résolu à savoir si loin l'un de l'autre nos vies allaient mieux, je chassais de mon esprit son image et me levais. Après quelques pas, parmi les plus durs de mon existence, je fut à la hauteur des yeux bleus. Ils m'invitèrent sans un mot à m'assoir. Avec les yeux allaient de long cheveux sombres, un visage au traits fins et délicats, quelques tâches de rousseur et un prénom. Abigail. Nous parlâmes peu. Ses yeux et les miens se comprenaient mieux que les mots. Ils le me montraient les paysages, me ramenaient dans le train, me faisaient sourire et m'aidèrent à comprendre qui j'étais.

 


 

Durant les quelques heures du voyage, en plus de laisser parler nos yeux, nous fîmes plus ample connaissance. Abigail revenait vivre à Inverness après deux ans d'absence, elle allait travailler dans un pub qui appartenait à sa tante juste en face du château, qu'elle vivrait seule dans un appartement au dessus du pub, qu'elle était un peu plus âgée que moi et me trouvait à son goût. De mon coté, je lui fit part de ma vie. Traçant les grosses lignes sans entrer dans les détails et lui faisant comprendre très rapidement que même si elle même était à mon goût, je ne restais que deux mois et que j'étais venu ici pour trouver un sens à mon existence et une solution à mes problèmes. En descendant du train à Inverness, je m'apprêtais à lui souhaiter bonne route et à suivre la mienne. Avant que je n'ai eu le temps de dire un seul mot, elle me relança sur le fait que je n'étais là que pour deux mois. Elle m'expliqua alors qu'elle même revenait dans le nord pour fuir une histoire compliquée - ne le sont elles pas toutes ? - et avait bien besoin de faire le point. Elle me remercia pour ne pas avoir sauté sur l'opportunité qu'elle m'avait offerte et me demanda si j'avais un endroit où aller. Lui rappelant que je n'avais prévu que ma date d'arrivée et de départ, je ne savais pas encore où aller véritablement. Elle m'offrit de partager l'appartement qu'elle allait occupé. En tout bien, tout honneur, précisa-t-elle. Je n'avais pas de raison de refuser son offre. En plus je n'avais vécu avec quelqu'un. Peut-être étais-ce là pour moi la chance de découvrir le quotidien d'une vie à deux. Sans les inconvénients de la vie de couple. Je me disais que je pourrais apprendre beaucoup à son contact et ainsi avoir un pied à terre pour mon séjour. J'offris, avant de lui dire oui, de payer pour l'appartement au moins la moitié des dépenses. Elle accepta.

 


 

Le pub de sa tante, le Glenalbyn, était situé juste en face du château d'Inverness, au bord de la Ness. A deux pas du centre ville, au coeur de la cité. De la gare au pub, le trajet ne fût pas très long et elle en profita pour me montrer les rives de la Ness. En l'écoutant me parler de la ville, de son histoire - sommairement - et de tous ces petits détails qui font d'une ville un lieu de vie, je pensais que j'étais en train d'entrer dans une nouvelle ville et par conséquent, une nouvelle vie. Je me mis à sourire, comme ça, pour rien. Je savais que j'allais apprendre beaucoup sur moi durant ces deux prochain mois. Nous franchîmes la porte du pub, bondé à cette heure, et l'ambiance conviviale qui y régnait m'inspira la confiance. Tout de suite, je m'y suis senti à l'aise.

par Un type bien publié dans : Roman live
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Jeudi 22 mars 2007

Cette nouvelle impasse dans notre quête de l'âme soeur me fit sentir le besoin de m'isoler, de comprendre, de réfléchir sur moi-même. Je n'avais pas pris de vacances depuis presque trois ans, je n'en avais jamais eu la nécessité et j'aimais mon travail. Je revois encore la tête de Pascal quand je lui ai demandé de prendre tout mes congés payés plus un mois sans solde. Sa première réaction fut de me demander si j'allais bien. Je me contentais de lui dire que j'avais besoin de prendre un peu le large. Au final, je me retrouvais avec neuf semaines de vacances. Restait juste à savoir où j'allais aller. Je voulais partir loin, là où personne ne me connaissait, là où je pourrais réfléchir et m'isoler. Je commençais alors à chercher mon lieu de villégiature trois semaines avant mon départ. Je fis part à Amandine de ma décision de partir un temps pour m'isoler et réfléchir. Je lui expliquais qu'après ce nouvel échec j'avais besoin de me retrouver un peu seul, de faire le point et surtout de ne plus penser à ma solitude. Elle me demanda alors pourquoi avoir choisi de m'isoler pour oublier ma solitude. C'était on ne peut plus simple. La solitude ne se ressent que lorsqu'on est entouré. On a pas conscience d'être seul quand on l'est vraiment.


Au hasard d'un zapping nocturne, je tombais sur un documentaire traitant de l'Ecosse. Des highlands pour être précis. Et pour être encore plus précis, de l'élevage bovin dans le comté de Shire au nord ouest d'Inverness. Je restais pendant les cinquante deux minutes du documentaire les yeux rivés sur l'écran de télévision. Malgré l'intérêt que j'avais pour les difficultés à faire survivre leurs exploitations de ces paysans. J'en avais plus encore pour ces paysages, mon regard était tout simplement happé par tant d'immensité sauvage. Ma décision était prise. C'est en Écosse que j'irais pendant deux mois. Je préparais dès lors mon départ. Billets d'avion à bon prix et bagages légers. Pour le reste j'improviserais sur le moment. J'avais envie de partir à l'aventure et ayant juste un moment de départ et un moment de retour. Entre les deux, rien. C'était certes une aventure assez minable, mais pour moi c'était bien suffisant. Je n'ai jamais été un baroudeur et si je devais me retrouver perdu au milieu de nul part, je préférais que ce soit dans un pays dont je connaisse la langue et qui soit dans le fuseau horaire juste à coté du mien. Sans péril pas de gloire, je n'étais pas trop gourmand de gloire. Alors pour la grande aventure dans le désert de Gobi ou dans la forêt canadienne j'attendrais la crise de la quarantaine.


Quelques jours avant mon départ, je passais une soirée avec Amandine. Je l'avais invité à dîner pour tester une recette. Découverte dans un Figaro Madame millésimé, feuilleté par accident dans une salle d'attente. Nous n'étions pas trop des aventurier culinaire non plus. Mais la recette semblait simple et prometteuse, un risotto aux morilles. Durant le repas je lui racontais avec plus de détails mon expatriement temporaire. Je lui fit promettre de ne pas faire de choses idiotes pendant mon absence et je promis de mon coté de lui écrire, chaque semaine.


Le jour du départ, c'est encore une fois Amandine qui m'accompagna à l'aéroport. Mon vol était à vingt deux heures et nous attendions à l'extérieur, profitant des derniers rayons de soleil de la journée. Pendant presque deux heures nous n'avons rien dit ou si peu. Je me rends compte à posteriori qu'Amandine a toujours été la seule personne avec qui je pouvais passer des heures sans ne rien dire. C'est une sensation très agréable. Alors que nous étions assis dans l'herbe face à l'entrée du terminal, nous observions les gens qui entraient et sortaient. A plusieurs reprises nos regards se sont croisés. A chaque fois c'était lorsque l'un d'entre nous avait vu quelque chose de drôle ou d'insolite. Instinctivement l'autre le voyait une seconde après et nos regards se croisaient pour sourire ensemble de ce petit gag de la vie quotidienne. Je me souviens tout particulièrement de cette petite fille irlandaise qui passa au moins cinq bonnes minutes à s'extasier devant les portes automatiques sous le regard de ses parents hilares. Nous n'avons pas dit grand chose non plus quand nous sommes aller à la cafétéria de l'aéroport pour avaler un sandwich en moins de temps qu'il ne faut pour le commander. Je n'avais pas l'impression que nous n'avions rien à nous dire. C'était plutôt comme si nous économisions nos mots pour le jour de nos retrouvailles. Je pense que cette séparation de presque deux mois était aussi un test. Depuis que nous nous connaissions, jamais nous avions été séparés très longtemps. Pouvions-nous gérer nos vies d'une meilleure manière sans la présence et les conseils de l'autre ? Je n'en savais rien à l'époque et ce n'est que bien des années après que j'eus une réponse.


Arriva l'heure de l'embarquement. Je la pris dans mes bras pour lui dire au revoir. C'était la première fois. Je réitérais ma promesse de lui écrire chaque semaine et elle fit de même. Je franchis les portiques de sécurité et lui jetais un dernier regard. Elle me regardai et me fit un petit signe de la main avant de s'en aller. J'entrai dés lors dans la fameuse et non moins célèbre zone de duty free. Je fis un plein de cigarettes, de chocolat et alla ensuite m'installer au comptoir du bar pour prendre un café. Debout devant ma tasse, au milieu de tous ces inconnus je songeai à ma vie. Ce voyage avait pour but de m'aider à faire le point, autant commencer tout de suite. Je pris rapidement conscience d'une chose. Tout le monde était assis autour de moi, sauf moi. Cette image me transperça et je me mis à étudier ce phénomène. Pourquoi étais-je en marge des autres ? Pourquoi restais-je debout alors que l'embarquement ne devais pas voir lieu avant une bonne demi-heure ? Mais qu'est-ce que je faisais là ? Je réfléchis à mon attitude et à mon comportement face à ce terminal emplit de gens assis. Je n'étais pas différent d'eux. A ce que je sais je n'ai ni malformation, ni cornes sur la tête, je ne sentais pas mauvais, je n'étais pas contagieux et j'avais mal au pieds. J'étais exactement comme la grande majorité d'entre eux. Je devrais être assis comme tous ces gens. Faire semblant de lire un magazine ou un livre, dormir ou manger. Je m'étais mis tout seul en marge de ces gens. C'est moi seul qui avais choisis de rester debout. Certes le libre arbitre est ce qui fait de moi un être humain, mais c'était idiot de ma part de me priver du plaisir d'être assis et de ne rien faire. J'ai souri, je m'en souviens, devant cette révélation qui s'offrait à moi. J'étais normal, un type ordinaire.


J'allais m'asseoir aussitôt. J'ai sorti un livre et je me suis laissé aller au doux confort de la normalité. Mon vol fut appelé. Je présentais ma carte d'embarquement et m'installais coté hublot pour apprécier la vue d'un vol de nuit. Tout est étrange quand on vole de nuit. En dessous de nous il y a dix mille pieds de vide et encore en dessous des taches de lumière marquant autoroutes, villes et maisons. Ça a quelque chose de surréaliste. J'imaginais qui pouvait être la personne dans cette voiture qui roulait seule sur cette route au nord de Sheffield ? Ou alors était-ce Newcastle ? A vrai dire je m'en foutais un peu.


L'avion se posa à Glasgow. A peine avais-je senti l'air frais du soir, en sortant de l'aéroport, que je savais que j'avais trouvé un endroit sur cette terre où je me sentais bien. Vraiment bien. Je pris un taxi pour le centre ville et demandait au chauffeur de me conduire à un hôtel. Sans doute le tenancier de l'hôtel était-il de la famille du chauffeur de taxi. Je ne vois pas d'autres raisons pour lesquelles j'aurais été déposé dans le quartier universitaire sur la rive nord. Peu importait en réalité, j'étais fatigué et j'avais grand besoin d'un café pour me détendre.


Première déception. Il est impossible de trouver un café digne de ce nom dans toute la Grande-Bretagne. Mais à moins d'une livre le demi litre je n'allais pas me plaindre. Après cette escapade au pub du coin, je rentrais pour m'étaler dans mon lit en regardant d'un oeil distrait les programmes de la télévision locale. Je sombrais dans les bras de morphée avec en fond sonore les commentaires d'un match de catch.

par Un type bien publié dans : Roman live
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